Partager l'article ! Michael Blaise: Ma famille est en Martinique Mais je sais que je m’en vais Mon père est mort et un peu de ...
Ma famille est en Martinique
Mais je sais que je m’en vais
Mon père est mort et un peu de lui est parti en moi
Le jour où on me l’a annoncé je sais plus de quoi
J’allais vivre, ni pourquoi ni comment. Mais la foi
M’a poussé à aller dans le pays de la personne,
Seul,
Sans ami
Sans aide suffisante
Just do it
Et se débrouiller
Se démener, sans fouiller
Dans les poches de la foule
Dans la rue, comme chez Manu
Ne pas faire confiance au mec cool
Qui te propose en échange, d’être nu.
Conserver
Sa dignité
Sa fierté.
Un patron
Pourtant en magasin
Le propre cousin,
Le frère, se fait maton
Et me suit au moindre pas.
Michael comment tu t’appelles ?
- Le Parisien dit que je suis un SDF
J’habitais un foyer et pas l’hôtel.
D’autres disent que j’étais un marginal.
Les rues n’étaient pas mon fief
J’n’étais pas un rejeté de la société.
Dites que je suis un exilé,
Puisque je suis martiniquais
Avant d’être français.
Ils m’ont traité de voleur.
Mais le voleur est celui qui ne s’est pas fait chopé.
Au fait parlant de chope,
Je n’saurais pas quelle goût, elles avaient ces bières,
Mais je sais qu’elles avaient un goût de sang
Au bout de la langue, et qu’avant-hier
Avec ma pagnette, je ne voulais pas me faire chier,
Et rester dans ces bras le jour de l’an, fier
D’avoir un cœur en qui mon être résonne.
J’ai pas manqué de respect - Me suis juste énervé,
Parce que dans les magasins c’est toujours la même histoire
Un gars, un noir, un frère, un cousin, se fait miroir
Me suis, partout, et vois pas le père et sa fille
Voler une paire de chaussures.
Ils ont l’air tellement plus classes
Que moi.
Alors, ces quatre mecs plus forts
Que moi, m’ont attrapé mon sort
- Et mon souffle en était fait -
Et comme mon langage n’avait pas d’insultes
L’autre m’a répondu d’un coup de poing culte
En pleine bouche.
Bien sûr que c’est lâche,
De me tenir
De me cogner
Bien sûr que je me suis énervé
Bien sûr que j’ai eu envie de tout casser.
Mais voilà,
Plié en deux comme un paquet de linge,
J’ai vu une lumière, mes méninges
Ont coupé le contact après que je vis les tâches noires clignoter.
Ces canettes
Je sais même plus pourquoi …
Je suis là à ne plus pouvoir respirer
Je sais même pas où je suis
La seule personne que je vois c’est mon père.
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Biensûr, après correction des étourderies ;)
Peut être vous préférez comme vous l'insinuez me donner une version 2.0 du poème.
Bienssssssuur, je l'ai déja corrigé en voyant le mail ce matin. ct juste des fautes dites d'orthographes ;)